Dimanche 5 avril 2009
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16:54
Le gang des maisons de disque est en passe de maintenir son système de racket, soutenu par
certains artistes soucieux de maintenir le statu quo et par des politiciens qui n'ont pas pris le recul nécessaire. Il est un fait que l'industrie musicale doit changer. Cali, Gilles Peterson, Cold
Play et d'autres l'ont compris. Quelques réflexions pour nourrir le débat.Délinquants ou rebelles ? Des dizaines de millions de délinquants qui téléchargent de la musique gratuitement. N'est-ce pas un phénomène curieux que l'apparition soudaine de cette horde de voleurs? C'est bien un système abusif - des prix délirants pratiqués sur les albums CD - en place depuis des années qui a amené le public à s'émanciper.
L'écrivain écrit, le danseur danse, pourquoi les chanteurs et autres groupes n'essaieraient-ils pas de donner plus de concerts et gagner leur vie ainsi? Vendre des CDs est une dérive, une facilité, une sinécure qui a gagné beaucoup d'artistes. Le principe de l'artiste qui va créer 10 chansons, presser frénétiquement 2 millions de CDs et se gaver pendant 5 ans sans donner un seul concert me semble injuste; un ré-équilibrage est nécessaire.
Pendant que les sourds diabolisent le web, d'autres reconnaissent qu'il a permis l'avènement de nombreux groupes, de nouveaux sons. Que de richesses musicales succèdent a des années de musique "sucre" formatée par les maisons de disque. Il est un brin stupide de penser que la création musicale peut mourir à cause d'internet; au contraire il n'y a jamais eu tel tourbillon musical.
Les majors doivent faire preuve d'imagination pour contribuer à la création musicale sans la brider: Varier les offres, ajouter plus de valeur dans les produits distribués, distribuer via le web, vendre des produits dérivés, investir dans la production de concerts, salles de spectacle, etc. Le public a faim de ses idoles.
Pour finir,
N'oublions pas que le paysage du divertissement est différent de ce qu'il a pu l'être dans les années 70-80. La "part" du panier de la ménagère dédiée aux loisirs culturels embarqués se limitait autrefois aux cassettes/vinyls; depuis sont entrés dans la bataille jeux videos, DVDs, chaînes TV payantes, etc. qui font donc concurrence à la vente de musique.